Identité ou nationalité, l’un des problèmes le plus douloureux et le plus complexe depuis plus de 50 ans en RDC.

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Identité ou nationalité, l’un des problèmes le plus douloureux et le plus complexe depuis plus de 50 ans en RDC.

“Il faut refuser la paix des cimetières qui sera source de nouvelles déceptions et socle pour de nouvelles guerres” « Mgr PALUKU SIKULI Melchisédech/Evêque du Diocèse de Butembo-Beni ».

Problématique

En parlant de la `’problématique” Marie COHENDET entend tout simplement le fait de se demander « quel est le problème »12(*) et d’y apporter la réponse. Bien que la région des grands lacs soit une des régions la plus meurtrières à cause des identités, il y a lieu que l’on établisse une démarcation entre les conflits de nationalité du conflits ethniques ou tribaux car, ce sont ces conflits qui sont sources de l’instabilité de la région aussi bien entre les Etats et les peuples.

Ainsi les questions suivantes peuvent être posées :

  • Pourquoi la question identitaire est à la une dans la région des grands lacs ?
  • N’existe-t-elle pas de réglementation juridique quant au problème des identités nationales ?
  • Qu’est-ce qui confère la nationalité à quelqu’un ?
  • L’usage de la force serait-elle la solution afin de s’installer dans un pays ?
  • S’agit-il des questions ethniques, tribales ou de nationalité ? Est-ce la loi de jungle est-elle utile ou l’interdépendance interétatique ?
  • Pourquoi l’intégration régionale ou sous régionale parait peu efficace pour résoudre cette question aussi vitale ?

L’Identité étant le caractère de ce qui est un ou l’ensemble de traits culturels propre à un groupe ethnique (langue, religions, art, culture…) le sentiment d’appartenance d’un individu à une contrée est en ce jour l’objet de critique conduisant même à la mort, elle est source des conflits, de la tension aussi bien sur le plan politique, culturel, économique, foncier social, religieux …

L’identité nationale est un sentiment national. Elle désigne le « le sentiment ressenti par une personne, de faire partie d’une nation ». Tel est le cas d’un individu qui se déclare congolais, français, rwandais, burundais…quand il est officiellement de cette nationalité, mais aussi quand il a l’impression de partager assez des points communs avec cette nationalité pour appartenir à leur communauté. Le sentiment d’identité est intime à chaque personne tandis que l’identité nationale d’une personne est une intériorisation qui passe par les pratiques telles que les échanges économiques, les langues parlées.

L’identité nationale désigne l’ensemble des points communs entre les personnes d’une même nation. Le renforcement de l’identité nationale arrive lorsqu’on est militairement menacée et il faut que cette menace se précise. Les éléments ci-après illustrent bien l’identité nationale, à savoir l’hymne national, la religion, l’hétérogénéité, la langue, le drapeau, la culture…

L’identité nationale est perçue à travers le monde différemment. En Ecosse et en Belgique, l’identité nationale est symbolisée par le drapeau national. En Haïti, France l’identité fait appel à la langue : le créole et le français pour le Haïti et le français pour la France. En Iran, l’identité nationale est la résultante de trois tendances : l’héritage colonial, culturel, social, naturel. En Russie, c’est la religion orthodoxe et la langue russe…

Cette question identitaire a soulevé aussi des passions à travers le monde. Le Taiwan avec la Chine, la Macédoine avec la Yougoslavie et la Grèce, la République Dominicaine avec l’Espagne, le Haïti, le Hong-Kong à la Chine, la Yougoslavie avec les Etats tels que : Slovénie, Croatie, Bosnie-Herzégovine, Serbie, Monténégro, Macédoine et les provinces autonomes de Vojvodine et Kossovo… et l’Afrique en générale et la Région des Grands Lacs n’échappent pas à cette situation. Selon Joseph KI-ZERBO « la multiplication des guerres provient des problèmes structurels qui n’ont pas été résolus par l’indépendance (…) les amples causes des guerres et de conflits remontent à la seconde moitié du 19ème siècle ».

En parlant des ethnies, KI-ZERBO, recommande de « cultiver les structures interethnique et transethniques positives, parce qu’elles peuvent aider à résoudre des problèmes. Il est évident que les guerres ne finissent jamais si l’un s’en tête à ne regarder que les ethnies qui dépassent souvent les frontières nationales. Est-il possible de mettre fin aux guerres en Afrique, l’on n’y croit pas maintenant car pensent-ils : « ceux qui essaient de mettre fin à la guerre, sont souvent ceux qui vendent les armes en sous-main ou bien qui défendent leurs intérêts pétroliers au prix de guerres civiles entre africains ».

Avant l’avènement de la colonisation, les habitants de la région des grands-lacs africains vivaient en harmonie car groupés autour de leurs royaumes, empires, etc. La question identitaire n’était pas perceptible ou visible. Bien que l’un ou l’autre cherchait à s’imposer via les conquêtes pour agrandir son territoire. L’arrivée des belges au Congo et au Rwanda après le départ de l’Allemagne, la question identitaire était profitable aux colons car il fallait diviser pour mieux régner.

Durant la colonisation, la Belgique qui administrait ces trois pays, s’est rendue compte des ressources naturelles surtout de la RDC. Et pour l’exploitation, elle avait besoin d’une main d’œuvre aussi importante lui permettant d’exploiter vite ces ressources. Voilà ce qui occasionnant l’arrivée massive des ressortissants rwandais et burundais au Congo surtout dans sa partie orientale jusqu’au Katanga. Déjà au début leur intégration posait problème car ils étaient jugés d’être des envahisseurs et d’occuper les vastes concessions des terres au détriment des autochtones. Retournés dans leur pays, ils ne peuvent pas car ils étaient pris de la force et dirigés vers une destination qui leur était inconnue.

Immigration Rwandaise en RDC

La Belgique sur accord de Société des Nations à la suite de la Traite de Paix de Versailles avait repris le contrôle du Rwanda et du Burundi. Ce qui créa une sorte d’Afrique équatoriale Belge avec l’intégration aussi bien politique que monétaire. Cette intégration entrainera l’immigration Rwandaise vers la R D C à partir des faits ci-après :

  • Les mutations de fonctionnaires locaux de leur territoire d’origine à un autre ;
  • La réalisation des migrations de travailleurs (en particulier du Rwanda vers le Kivu et le Katanga) ;
  • La gestion des congrégations missionnaires suivant le même modèle colonial ;
  • La création d’université, surtout au Congo (en particulier Lovanium/ recevant des étudiants de deux autres pays).

Les conflits ayant surgit au Burundi en 1962 et Rwanda en 1959 provoquant une forte mobilité des ressortissants de ces deux pays en R D C. Cette immigration ou mobilité a eu comme conséquence progressive des terrains dans les pays d’accueil entre les autochtones et les immigres. D’où la résurgence de conflit de nationalité.

Aussi, cette immigration est et reste une des sources liées aux incursions des Rwandais en RD Congo. La seconde phase de leur immigration mais surtout l’ampleur a certes aggravé la situation car elle est utilisée comme un des facteurs de guerre régionalisée ayant des conséquences telles que le démentiellement de la CEPGL qui est en phase de la redynamisation, le développement de activités militaires, le trafic illicite des armes, l’exploitation et le trafic des matières de la R D C.

L’immigration rwandaise a presque semé « une impossible cohabitation, un difficile dépassement et une greffe entre le civique et l’éthique en mal de cohésion et d’harmonie politique ». Entre autochtones et immigres, on rencontre une forte opposition qui est se radicalise.

A ce niveau, les transplantés les personnes arrivées entre 1930 et 1950 dans le cadre de MIB et des populations rwandaises sont transplantées soit dans le but de palier les famines au Rwanda et décongestionner un territoire surpeuplé, soit pour servir de main d’œuvre dans les plantations du Kivu et dans l’industrie minière du Katanga ». Pour Léon de Saint MOULIN « le Kivu au contrains, a connu pendant les mêmes années 1948-1958 son accroissement le plus fort sur base d’un flux important d’immigration rwandaise organisée de 1945 à 1955. On estimait en cette dernière année que 170 000 rwandais s’étaient installés au Kivu depuis le début de l’opération…D’après le recensement de 1970… au Kivu. Il y avait 335 180 rwandais, installes pour la plupart au Nord Kivu » Les plus grands problèmes pour les transplantés sont : la terre, la représentation politique et la nationalité.

La Belgique en accordant l’indépendance en 1960, n’a pas résolu le problème et n’a pas élaboré une loi conférant à ces immigrés la nationalité Congolaise. Ce qui bloquant leur accession à la gestion de la República. Après l’indépendance aussi bien à RDC qu’au Rwanda, l’on assiste à des critiques drastiques vis-à-vis de l’un ou de l’autre. La nationalité fait l’objet de débat surtout en RDC. Les ressortissants rwandais et burundais sont visés et pourtant parmi eux il y a ceux-là qui sont arrivés avant même l’élaboration des différentes constitutions et lois sur la nationalité. Les controverses suscitées par la nationalité ont des conséquences graves sur la vie de la population habitant cette région.

Controverses sur la nationalité Congolaise

Il est vrai que dans l’opinion publique congolaise, la question de la nationalité suscite de controverse, surtout lorsqu’il s’agit des rwandophones ou des banyamulenge. Les immigrés, les transplantés, les clandestins, les réfugiés… et pourtant la nationalité est un problème à la fois politique et juridique. Pourquoi la nationalité est-elle un problème dans la Région des Grands Lacs ? Cette région ignore-t-elle le droit ?

En RDC, depuis l’époque belge jusqu’au régime de Mobutu, la question de la nationalité a été l’objet de satisfaction chez les uns, de frustration, de xénophobie chez les autres. Cela conduit à des attitudes d’exclusion, de règlements de compte, d’hostilités, de violations des droits de l’homme, des guerres dites de libération.

Les controverses sur la nationalité dans cette région sont liées aux réalités ci-après :

  • L’interprétation et l’application de la Loi sur la Nationalité en R D C. Et pourtant nous vivons la mondialisation. Elle nous exige d’éviter l’exclusion mais plutôt à communier avec les autres dans la paix. Depuis l’avènement de la colonisation, on pourrait inventorier la loi sur la nationalité plus des dix textes qui vont du décret du 27 décembre 1892 jusqu’à la constitution du 18 février 2006. Seule l’interprétation et l’application posent problème.
  • Concernant l’époque coloniale, les traits suivants attirent notre attention :
  • Aucune loi ne parle spécifiquement de la nationalité à accorder aux indigènes rwandais ou burundais établis au Congo ;
  • Ni la Charte coloniale, l’Acte de Berlin de 1885, la Table Ronde de Bruxelles, ainsi que la Loi Fondamentale de 1960 abordent cette question. Malgré les allégations avancées par les rwandais, ces textes sont muets sur la question ;
  • Avant le 30 juin 1960, les indigènes congolais ou pouvaient-ils prétendre à la nationalité au sens complet du terme.

Au lendemain de l’indépendance et dans le but d’éviter les déchirements ethnico- tribales, favorisant ainsi la réconciliation nationale, il faut soumettre la population au referendum constitutionnel à 1964 en vue de combler les lacunes de textes précédents. L’art 6 de la constitution de Luluabourg, reconnaît une seule nationalité Congolaise. Cette nationalité est attribuée à la date du 30 juin à toute personne dont un des descendants est ou a été établi sur le territoire du Congo avant le 18 octobre 1908. Mais au moment de sa promulgation, le pays sombra dans la rébellion et la tribu paya le lourd tribut, accusés de coalition avec l’ennemi.

Le 24 novembre 1965, Mobutu accède au pouvoir. En 1971 partant de la Loi n° 71-020 du 26 mars 1971 et par la Loi n° 72-002 du 05 janvier 1972 relative à la Nationalité Zaïroise, il accorde la nationalité aux personnes originaires du Ruanda-Urundi établies au Congo à la date du 30 juin 1960. La nationalité est accordée aux personnes établies dans la province du Kivu avant le 1er janvier 1950 et qui ont continué à y résider depuis lors.

Dans la 1ere Loi, on constate qu’elle ne concerne que les originaires du Ruanda-Urundi. L’on pensait ainsi mettre fin aux brutalités imposées aux rwandais de la part de Congolais par l’opération RRR (Rendez les Rwandais au Rwanda). En second lieu, le Directeur de Cabinet du Chef de l’Etat B. BISENGINANA aurait pesé de son poids dans la signature de ces deux lois très largement favorables à ses frères. Ainsi, sera-t-il accusé d’avoir régularisé les dossiers des nationalités de ses compatriotes Tutsis. Ces deux lois permirent aux immigrés rwandais d’obtenir les cartes d’identité zaïroise, des vastes concessions et des grandes entreprises au moment de la zaïrianisation, les postes importants dans le Gouvernement et les Services de Sécurité de l’Etat ainsi que dans les établissements universitaires.

En 1980, submergés par des pétitions et revendications des hommes politiques, la question de la nationalité réapparaît sur scène et obligea les autorités de réagir. C’est ainsi qu’on promulgua la Loi n° 81-002 du 29 juin 1981 sur la Nationalité Zaïroise. Cette nouvelle Loi suscita des controverses. Le Zaïre fut accusé d’avoir peuplé le pays des étrangers et des personnes ayant la nationalité douteuse.

En parlant de la nationalité dans la Région de Grands Lacs, la question vise aussi les Burundais et le Rwandais que nous pouvons catégoriser en 2 groupes : les immigrés et les transplantés et les réfugiés. Les immigrés sont ceux qui sont arrivés avant la présence coloniale à cause des guerres des conquêtes au Rwanda et Burundi au 19 ème siècle à la recherche de l’espace vital. Patient KANYAMACHUMBI dira « les banyamulenge sont venus il y a plus de 2 siècles …mais ils étaient principalement Bahutu et Batutsi en provenance du Rwanda et du Burundi. Ils ont par ailleurs intègré en leur sein des éléments Tanzaniens des Bashi de Ngweshe et de Batela du temps du Baron Dhanis »

La présente réflexion tente de situer les enjeux, d’examiner les avancées et les reculs en termes de paix et de sécurité ces dernières années dans la région des Grands-Lacs, tout en attirant l’attention sur un défi insidieux et souvent ignoré, à savoir l’idéologie de haine et de suspicion dont la nuisance est certainement la cause majeure de la violence et de l’instabilité dans la région des Grands-Lacs.

Aujourd’hui, notre région des grands Lacs est dominée par la culture de la violence meurtrière, avec de guerres de rébellions armées des milices désordonnées dont les actions rendent la vie impossible, de défendre même le droit, au cours de cette violence règne les identités meurtrières, qui selon KA MANA de Pole Institute « une vision de soi qui conduit un groupe ethnique à se forger une image biaisée et fantasme d’un autre groupe ethnique comme ennemie à éliminer ». Il poursuit en disant, les identités meurtrières « définissent la conscience que les tribus ou le pays qui souffrent des instincts meurtris des autres ethnies développent en érigeant leurs tragédies en une vision globale du mondes ». Pour se faire, il faut la promotion de la culture de la paix considérée comme force de la création d’une civilisation du développement communautaire et durable, faisant en sorte qu’il y ait la promotion de l’homme en éradiquant en lui le préjugé négatifs.

La vie embarrassée, l’injustice sociale, les inégalités, les précarités l’exclusion nous livrent au sous-développement. Tandis que la vision actuelle de la CPGL est de bâtir une région de grands Lacs pacifiée sécurisée, bénéficiaire de ses ressources pour le bien être de sa population. Faisons donc un choix afin de transformer la région à une Jérusalem d’Afrique, un lieu où le développement reste les vœux de tous. Outre l’identité ou la nationalité, la région africaine de Grands Lacs est multiethnique. Ce qui pousse souvent les politiciens à récupérer la situation en évoquant les concepts tels que la “Congolité”. La Côte d’Ivoire en a vécu aussi avec A. OUATARA avec le concept “Ivoirité”. L’objectif est d’écarter les adversaires lors de processus électoral, ou alors en les diabolisant. Ces phénomènes poussent à la xénophobie, au racisme, à la guerre, aux conflits tribalo-ethniques, … La région des grands lacs en est victime car durant la période allant de 1990 et même avant, elle a connu le génocide (au Rwanda), les guerres de libération au Congo et la guerre civile au Burundi. Certains voisins de la RDC n’échappèrent pas.

En R D C, la question liée à la nationalité est l’un des problèmes le plus douloureux le plus complexe depuis plus de 50 ans. Ce problème est à l’origine des guerres (1996-1998) dans la mesure où la nationalité confère le droit d’être élu, de se faire élire, de participer à la vie active de son pays, droit à la terre…Ce qui ne pas le cas chez les étrangers. Cette question étant sensible, presque tous les gouvernements qui se sont succédés n’ont su donner une réponse satisfaisante et n’ont pu gérer celle-ci à telle enseigne qu’elle est utilisée comme une sanction pour les uns et une gratification pour les autres. La nationalité congolaise est au centre des multiples enjeux, des querelles et des guerres. Les rwandophones, les banyamulenges étant confrontés à la contestation de leur origine et à la limitation de leurs droits. Ces communautés sont soit instrumentalisées par les puissances occidentales, elles sont soit la cible des discours xénophobes des politiciens.

Les frustrations et les revendications relatives à la nationalité ont fait que certains groupes prennent les armes pour faire entendre leurs voix. Il a fallu l’apport de la communauté internationale afin de mettre toutes les machines en œuvre, mettre tout le monde d’accord afin de privilégier la paix et la stabilité du pays.

Les Rwandais habitant le Nord Kivu adressèrent une lettre au Secrétaire Général de l’ONU demandant de créer un Etat séparé et indépendant du Nord Kivu. La raison est que la nationalité leur conférée venait d’être retirée. Malgré l’organisation de la Conférence Nationale Souveraine, les ressortissants rwandais n’obtiendront pas gain de cause. Néanmoins, la retiendra le principe du respect de la loi sur la nationalité. Ce fait entraîna l’annulation de la représentation des sujets rwandophones aux travaux de la CNS.

Depuis lors, la nationalité a été conférée à ces compatriotes devint l’objet des tractations chez les politiciens et chez les autochtones qui n’hésitent pas à les accuser d’avoir un projet d’annexion d’une partie du pays au Rwanda d’avoir élaborer le plan d’une nouvelle colonisation Tutsi, le Tutsiland…

Quant à l’accusation de balkanisation du Congo ou de sécession de l’est de ce pays, il faut remarquer qu’elle n’est pas du tout nouvelle. Elle était déjà en vogue dans les années 1980 au Zaïre de Mobutu, lorsqu’a commencé la propagande systématique de persécution et de marginalisation contre les Tutsis, articulée autour du thème de la « nationalité douteuse. »  Mais le coupable de cette balkanisation du Congo ne pouvait pas être le Rwanda de Paul Kagame parce qu’il n’existait pas encore ! Il ne pouvait pas non plus être le Rwanda de Habyarimana dont les services secrets étaient précisément à l’origine de cette affabulation pour déstabiliser ceux qu’il considérait comme ses ennemis, à savoir les Tutsis du Congo. Les régimes racistes qui se sont succédé au pouvoir à Kigali de l’indépendance (1962) au génocide contre les Tutsis (1994) considéraient en effet et de manière systématique, tous les Tutsis du monde comme leurs ennemis ! Les coupables de la balkanisation à cette époque déjà, c’étaient les Tutsi Congolais (Zaïrois à l’époque) globalement considérés comme des réfugiés et des étrangers. Pourtant, s’il est vrai qu’il y avait à l’époque au Congo quelques familles de réfugiés Tutsi exilées du Rwanda en 1959 et 1973 et qui sont quasiment toutes rentrées dans leur pays après 1994, il n’en demeure pas moins que la grande majorité des Tutsi au Congo se constituait de ceux dont ce pays est l’unique patrie, à savoir les Banyejomba des zones de Rutshuru (Bwisha) et Bwito, les Bagogwe du Masisi, et les Banyamulenge des zones de Mwenga (Itombwe), Fizi (Minembwe), Uvira (Bijombo) et Nord-Shaba (Vyura).

The these of the balkanization était principalement véhiculée par le fameux «Plan de colonisation tutsi au Kivu et région centrale de l’Afrique». Présenté et diffusé comme un document secret des Tutsis, ce qui est en réalité une fabrication des milieux extrémistes du Nord-Kivu (Masisi et Rutshuru) pilotes par les services secrets restants de l’époque à travers une pseudo-coopérative dénommée MAGRIVI (Mutuelle) des agriculteurs des Virunga). L’histoire et l’africaniste français Jean-Pierre Chrétien comparent ce document au «protocole des sages de Sion», un faux fabriqué par la police tsariste en Russie et largement diffusé dans le monde. Attribué aux juifs comme leur plan de domination sur le monde, leur servi de prétexte à de nombreux autres victimes et autres persécutions contre ce peuple. Le Plan de colonisation Tutsi au Kivu et région centrale de l’Afrique est un aliment pour les tensions et les problèmes violents contre les Tutsis, dans les universités et les instituts supérieurs d’autrui. C’est ainsi que dans les années 80, Tutsi avait été organisé sur le campus universitaire de Kinshasa. La campagne appelée «Opération Herbe» avait été précédée d’une distribution de tracts dont l’un s’intitulait «Vive la nation zaïroise! A mort les usurpateurs de notre nationalité! »Outre les graves blessures et menaces de mort contre les Tutsis, le traité s’insurgeait – à cette époque déjà! – contre la «balkanisation» du Congo dont le Rwanda est accusé aujourd’hui. Il traitait les Tutsi Congolais (Zaïrois à l’époque) du groupe d’imposteurs et d’usurpateurs de nationalité (qui) réclame même l’autonomie sur le territoire national, de certaines entités du sol zaïrois. Il s’agit notamment des zones de Masisi, Rutshuru, Goma, Idjwi, Kalehe, et une partie des zones d’Uvira, de Fizi et de Mwenga, toutes dans la région du Kivu, qui sont pourtant parties intégrantes de notre pays, mais aujourd’hui, réclamés par ce peuple tutsi; … Ces dernières années, nous voulons connaître la géographie de notre pays. »The Front of Patriotique Rwandais (FPR) , and the propagande of regime of Habyarimana was mobiliser the sympathie and the solidary regional and «raciale bantou». Le fameux rapport Vangu Mambweni issu d’une mission parlementaire zaïroise réalisé au Kivu en 1994 revient, dans ses conclusions, sur l’idée d’un empire hamite. »« Créateur des poches d’expansion tutsi à travers toute la région des Grands Lacs même en utilisant les Hutu par leur appartenance à l’Etat rwandais et non à la nation russe référentiellement (sic) à la notion qu’ont les Tutsi de celle-ci, les tutsis de l’Ouganda, du Rwanda, du Burundi et de tous les autres Tutsis qui vivent au Zaïre, au Kenya et en Tanzanie, projettent, dans le futur proche, »Il y avait des intentions à la rébellion de l’AFDL, mais surtout au Rwanda. Ministre des affaires intérieures et vice-premier ministre, Gérard Kamanda wa Kamanda pourrait être accrédité «idée de la création d’un empire» qui selon lui «cherche à prendre corps des bords du Kenya englobé» l’Ouganda, le Burundi , le Rwanda et une partie de la Tanzanie et du Zaïre. Les Tutsis se retrouvaient là, et les Hutus seraient déversés dans les pays voisins. » et les Hutus seraient déversés dans les pays voisins. » et les Hutus seraient déversés dans les pays voisins. »

Aujourd’hui, il s’agit de l’identité nationale et de la religion des causes pour lesquelles les hommes se combattent, se tuent et se font tuer. Et pourtant, l’homme est appelé à construire ce monde pour qu’il devienne juste. L’Afrique en général et la région des Grands Lacs en particulier ne pourront être construits qu’à partir d’une vision commune des leaders politiques et des peuples. La transculturalité, la multiculturalité et l’interculturalité s’il y avait équilibre et évolution. La mise en pratique des éléments cités ci-haut n’a pas pour finalité que la paix pour tous et pour le bien-être de chacun.

Bien que, pour la région des grands lacs, l’immigration et les autres pays de la région, il est devenu un passe-temps transnational qui rend les peuples plus solidaires, les poussent à partager en commun leurs ressources pour le développement de leur milieu. Tant d’états en ont été expérimentés, tel est le cas du Mexique, Philippines, Turquie, Colombie, Allemagne … De la transnationalité naisse l’intérieur sous régionale.

L’Afrique en général et la région des grands lacs en particulier sont depuis la période ante et post colonisation le théâtre des conflits tant que la forme des guerres civiles, des massacres, des réfugiés des conflits interethnique jusqu’au génocide. En observant de près c’est la question identitaire ou de la nationalité qui occupe une place importante. En Afrique centrale, ensemencée et traînée dans la boue, et dans une Afrique, son droit à la souveraineté, à cette heure de la mondialisation, luttons ensemble et maintenant, pour une nouvelle éthique, une identité source de progrès et non de souffrances, de misères et d’errance. Que nos richesses servent à notre développement et à leurs générations futures.

Si l’article 6 de la constitution de Luluabourg, reconnaît une seule nationalité congolaise. This name is not available on June 30-August-on-date-on-at-tabling-time-is-on Donc, la idéologie de lutte contre les Tutsis et de suspicion contre le Rwanda ne pourra pas continuer à lire les analyses sur les conflits en RDC et au pays des grands-lacs africains.

Mgr PALUKU SIKULI Melchisédech / Evêque du Diocèse de Butembo-Beni, propose dans sa mémoire en ligne, chapitre III, Identité Transnationale et Intégration sous régionale.                   

AMANI SANGARA Didier a recommandé au président Joseph Kabila d’envisager d’exécuter le projet Pole Action qui s’inscrit dans le cadre de:

  • Retour au Congo Démocratique des réfugiés congolais se résolvent au Rwanda;
  • Tutsi Congolaise in the social society in the community of the conference.
  • L’adoption d’accepter les réfugiés rwandais dans la société congolaise au sol congolais depuis 1994, pourchassés partout, sans que personne n’intervienne à leur avantage, où le Rwanda veut toujours la chasse à l’homme,… et la communauté internationale a rien donné comme solution jusqu’à maintenant avec rapport à ce sujet. Car, ces citoyens rwandais causent des drames avec des conséquences incommensurables (tueries, violes, vols, pillages long de la route aux usagers, récoltes, bétails, biens, argent, incendie des maisons) au détriment de la population congolaise. Ils sont également enrôlés dans certaines milices des enfants légitimes de ce pays. Ces exactions causent également des déplacements massifs des citoyens congolais (abandonnés), en abandonnant leurs biens,…. Au contraire, il faudrait envisager un dialogue inter-rwandais.

En adoptant les réfugiés rwandais dans la société congolaise au sol congolais depuis 1994, a résolu le problème de l’identité. Envisageant également le retour au Congo Démocratique, les réfugiés congolais se tendent à l’étranger, ils sont tous tutsis congolais dans la société congolaise au lieu de se font à la suite de leurs changements on Rwanda in the state of the minor minority, Identity Transnationale and Intégration in Regional to National Islands.

Article tiré de la mémoire en ligne de Mgr PALUKU SIKULI Melchisédech / Evêque du Diocèse de Butembo-Beni;

Didier AMANI SANGARA

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