RDC : L’Echec du Leadership de la Communauté Internationale

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RDC : L’Echec du Leadership de la Communauté Internationale

« Le jour où les soldats cesseront de vous apporter leurs problèmes c’est le jour où vous aurez cessé de les diriger.  Soit, ils n’auront plus confiance que vous pouvez les aider ou ils auront conclu que vous vous en foutez ».

Alors que la démocratie est en recul en RDC et la volonté du peuple congolais pris en otage, … une tentative de bilan est obligatoire. L’ONU et la Communauté Internationale devraient :

  • Aligner les systèmes et instaurer la démocratie ;
  • Libérer les talents (être source de soutient pour les autres pas de division) ;
  • Continuer à inspirer confiance ;
  • Eviter que les pays hôtes soient à la merci des circonstances à la place de la somme de leurs choix ;
  • Être le changement que vous voulez voir dans ce monde.

Les vrais leaders sont accessibles et disponibles quand ils se sentent concernés par les efforts et les défis auxquels les subalternes font face, même lorsqu’ils exigent des niveaux élevés de performance.  Par conséquent, ils sont plus enclins à créer un environnement où l’analyse des problèmes prend la place du blâme.

Ce samedi 19 janvier 2019 dans la nuit, la Cour constitutionnelle de la RDC a confirmé la victoire à la présidentielle Félix TSHISEKEDI. En analysant comment les élections ont été organisés, se sont déroulées avec des irrégularités et au finish donnant la majorité absolue à la classe politique du président Joseph Kabila pour s’éterniser au pouvoir après 18 ans de misère du peuple congolais ; c’est un échec total du leadership de la Communauté Internationale.

En parlant de la « problématique » on entend tout simplement le fait de se demander « quel est le problème » et d’y apporter la réponse ou la solution au lieu d’installer à Kinshasa encore un gouvernement au profil bas qui ne fera que se plaindre, sans prendre ses responsabilités. La survie du plus fort, le plan B de Joseph KABILA : Félix TSHISEKEDI confirmé par la cour constitutionnelle président pour sa succession fait craindre une prochaine crise politique. Le commandement n’est pas un emploi qu’on quitte comme ça. Le Président Joseph Kabila garde non seulement le pouvoir, il arrive à le consolider et même renforcer, et se met dans une position où il peut reprendre à tout moment, et assez facilement, aussi formellement la présidence, probablement après un nouveau changement constitutionnel. Car, il suffit que la Cour constitutionnelle constate un « empêchement définitif » pour Félix TSHISEKEDI ou quiconque de siéger. Nous sommes encore dans la continuité d’une classe politique tentée par le bradage de nos ressources, par l’incurie dans la gestion de notre patrimoine commun, par la compromission avec des prédateurs externes qui nous dépouillent et nous asphyxient par le biais de nos leaders politiques qui travaillent pour leurs intérêts au lieu de l’intérêt du peuple congolais.

Les questions qui devraient nous préoccuper sont :

  • Pourquoi cette Communauté Internationale reste-t-elle muette à ce sujet ?
  • Qu’est-ce qui se cache derrière ce silence ?
  • Est-ce que cette Communauté Internationale veut que la RDC trouve sa liberté et son indépendance désiré ou souhaité depuis l’époque coloniale ?
  • A qui profite le sous-sol (ressources naturelles) de la RDC ?
  • Le peuple congolais peut-il compter sur la CI, l’ONU, la SADC et l’OUA pour restaurer la paix aux pays de la sous-région des grands-lacs africain et en particulier en RDC où un grand tourbillon s’annonce ?
  • En quoi sert la mission de maintien de la paix dans un pays à conflit si l’objectif du mandat assigné est toujours un échec ?
  • Pourquoi la Communauté Internationale reste-telle aphone sur une élimination des populations à une échelle aussi apocalyptique ?
  • Quel bilan peut-on tirer des 20 ans de présence Onusienne en République démocratique du Congo ?
  • Quels sont les résultats de la plus importante et de la plus coûteuse mission de maintien de la paix, la MONUSCO ?

Pendant près de 25 ans, le régime anticommuniste du président Mobutu a fait de notre pays l’un des principaux alliés africains de l’Occident et notamment des Etats Unies. Les aides économiques et militaires de l’Occident et notamment les envois de forces armées pour réprimer les invasions de 1977 et 1978 par les exilés établis en Angola ont joué un rôle primordial dans la pérennité du régime. En échange, la garantie aux Alliés un accès aux ressources minérales Congolais.

C’est vers 1990, où les priorités des Etats Unies ont ensuite changé et ils ont pris des sanctions contre le régime de Maréchal Mobutu en réponse aux violations des droits de l’homme et à la mauvaise gestion des aides. Le régime Anglophone entre au Zaïre à la place de la Francophonie avec AFDL conduit par Laurent Désiré Kabila et ses alliés du Rwanda et de l’Ouganda.

L’Opération « Alpha » en Afrique noire :

« Let’s go to Africa for an America always strong and powerful » : Ceci est le leitmotiv de la politique américaine du IIIè millénaire pour la RDC. C’est le début d’une ère nouvelle des rapports nouveaux entre le Congo et les Etats-Unis. En clair, les Etats-Unis veulent reconquérir l’Afrique noire comme jadis ne le firent les Européens dans les Siècles écoulés. Dans cette croisade ils veulent être les seuls à pouvoir jouir des richesses des pays africains nouvellement colonisés par eux. C’est ainsi qu’après avoir commandité l’assassinat du Président L.D. Kabila, ils l’ont fait remplacer par son fils pour calmer les tensions et faire croire à la population et aux nationalistes que son fils pourrait faire mieux que son père parce qu’il est ouvert au dialogue avec les Occidentaux et les institutions financières internationales que ne l’était son père. Mais l’espoir suscité après son arrivée au pouvoir ne fut que de courte durée ; car la situation des masses populaires est restée inchangée. Les gens ne vivent plus, mais essayent plutôt de survivre.

Dans cette perspective les Américains veulent s’installer pour toujours au Congo en vue d’y exploiter et piller les matières premières, notamment le pétrole dans les lacs Edouard et Albert, le gaz du lac Kivu, le coltan et surtout être maître de l’uranium, matière première stratégique, bref régenter le pays comme bon leur semble.

L’ascension de Mobutu : la préface de Jean Ziegler

Ancien rapporteur spécial auprès de l’ONU sur la question du droit à l’alimentation dans le monde, Jean Ziegler évoque un souvenir personnel. Il explique comment, dans les années 90, alors que le dirigeant congolais était de passage en Suisse, des opposants ont été molestés sous l’œil bienveillant des gendarmes avant d’être remis à la police secrète congolaise. Petit service rendu à un dictateur qui laissait l’Occident piller les richesses de son pays pendant que son peuple restait confiné dans la misère. Aussi, comme le pointe Jean Ziegler, le travail remarquable de Ludo de Witte contribue à restituer une mémoire claire de cette sombre période. Indispensable pour pouvoir espérer un avenir meilleur. « J’éprouve pour la nation congolaise une admiration profonde. Elle n’a pas sombré sous le coup des prédateurs étrangers et des corrompus autochtones. Dans les pires souffrances, elle est restée debout, a conservé son unité et préservé sa dignité. À sa résistance, à sa force face aux épreuves, le livre de Ludo de Witte rend un hommage magnifique ». Mobutu Dictature RDC Collaboration BelgiqueUSAnéocolonialisme Colonialisme

Si la CI pourrait s’impliquer sans hypocrisie, devait aider à relever le défi qui fragilise les pays de la sous- région des grands-lacs africain.

Remarquez : En 1876, le Congo a été l’un de principaux Centres de commerce d’esclaves. Aujourd’hui après 142 ans, le Congo Démocratique est devenu l’un des principaux centres de conflits économiques et du marché mondial des matières premières comme au XVIIème siècle par la traite des noirs qui se faisait par les royaumes arabes et les européens.

A ce stade où nous sommes, la CI veut faire diversion en trompant encore le peuple congolais lorsqu’il profite de la richesse de notre pays. La porte de transit des minerais en provenance du Congo Démocratique, c’est le territoire occupé par les groupes armés.

Aujourd’hui 20 ans après, 22 000 hommes et plus de 10 milliards de dollars pour un bilan sécuritaire et politique négatif : c’est l’impasse dans laquelle se trouve aujourd’hui la mission des Nations unies en RDC. 

Par Didier AMANI SANGARA

3 Comments
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