L’obligation de la bonne gouvernance en République Démocratique du Congo pour le bien-être du peuple congolais.

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L’obligation de la bonne gouvernance en République Démocratique du Congo pour le bien-être du peuple congolais.(RDC)

Par Didier AMANI SANGARA

En essayant de retracer l’histoire de la République Démocratique du Congo depuis l’époque coloniale jusqu’en 1997 qui correspond à l’entrée de l’AFDL menée par Laurent Désiré KABILA afin de mettre fin au régime dictatorial Mobutiste, nous nous referons au principe « divide ut impera » qui semblait avoir attisé tous les feux de la région avec un fond mafieux de l’appât du gain en fabriquant un système d’instabilité respectant le principe de « diviser pour mieux régner »

L’accaparement des ressources du pays par une coalition des forces transnationales opérant sous l’aval du Rwanda et une prédation de type génocidaire consistant à l’élimination des populations congolaises par des massacres, des assassinats, des déplacements forcés et des viols utilisés comme arme de guerre ; qui a causé la mort de six à dix millions de Congolais, occasionné le viol de nos chères sœurs et mamans, mais reste toujours mal comprise en raison de mécanismes de brouillage des pistes notamment derrière des « rébellions » et de mystérieux « groupes armés » créés et pilotés par Kigali et Kampala.

La question de la crise actuelle du Congo Démocratique demeure un défi majeur à relever de nos jours. Les intérêts liés à nos ressources naturelles posent toujours problème, et pourtant, c’est le peuple congolais qui continue à payer des lourds tributs.

Pour la République Démocratique du Congo, nous avons :

  • Un territoire, qui a été l’un des principaux centres du commerce d’esclaves ;
  • La colonisation brutale par la Belgique, d’abord fief privé de Léopold II ;
  • La sécession Katangaise, les révoltes dans le centre et l’Est et les invasions ;
  • La mort de manifestants de l’opposition tués par l’armée et la police ;
  • Le tribalisme, les conflits, les rebellions ;
  • La corruption, l’instabilité politique, faillite économique ;
  • Le déséquilibre et la baisse du niveau de vie ;
  • Les viols, tueries, pillages, assassinats, violations des droits de l’homme et meurtres ;
  • La faillite du secteur public, le taux de contamination par le virus EBOLA et VIH préoccupant ;
  • La forte réduction budgétaire du système éducatif ; pour marquer les souvenirs de l’histoire du pays et de son peuple.

Nous pouvons constater une série des conséquences qui s’observent dans ces genres de crise avec conséquence le manque du développement intellectuel et la fuite vers l’étranger des cerveaux intellectuels du pays. Par ailleurs, nous essayons de faire l’autopsie de la société congolaise tout en se basant sur deux points majeurs :

  • La société congolaise est considérée comme un malade sur lequel doit s’exécuter cette autopsie.
  • Les antivaleurs sont montés au-dessus des valeurs, c’est ainsi que les crimes, les délits non tolérées dans d’autres sociétés ont été érigés en principe de vie avec plusieurs déséquilibres.

L’analyse constate, qu’après tous ses événements qui se déroulent dans ce pays, l’Unité nationale est un acquis heureux qu’il faut à tout prix conserver et renforcer au mieux les intérêts de tous. Cependant, l’expérience de ceux qui se passent, permet de constater les effets néfastes de la gestion totalitaire de notre pays, à savoir :

  • Un manque d’unité de commandement à la base, suite au trafic d’influence des services spécialisés civiles et militaires ;
  • Des gros investissements publics de prestige consentis dans des secteurs improductifs au détriment des infrastructures de base capables de stimuler la production et par conséquent le développement économique et social ;
  • Un partage inégal du revenu national ;
  • Un manque de politique de l’emploi et d’une renumérotation juste ;
  • La pratique par le système bancaire des taux intérêts exorbitants et prohibitifs ;
  • De la détérioration des infrastructures de base en milieu rural ;
  • Une orientation des investissements publics dans les régions sans tenir compte des critères économiques et d’intégration régionale et sectorielle ;
  • De la détérioration du pouvoir d’achat ;
  • Une jeunesse non scolarisée, désœuvré et abandonnée à elle-même ;
  • La culture des antivaleurs, impunité, immoralité, corruption active et passive…

Ainsi, faisant une analyse critique de ces différents problèmes, je pense qu’il est plus pertinent de chercher une solution intermédiaire à cet effet, et qu’il est nécessaire de réduire cet écart entre la situation insatisfaisante et la situation satisfaisante. Entre d’une part la situation vécue et la situation désirée en envisageant l’idée sectorielle d’un programme afin de renverser cette tendance.

Mais comment ?

Avant de prescrire tel médicament ou tel régime, le médecin ausculte son patient et pose un diagnostic. Après quoi, il peut mettre au point une stratégie générale de remise en forme. Que l’on fasse une offre ou non, on tachera d’« asseoir » la discussion selon une approche et des critères favorables. Cette question nécessite une nouvelle approche stratégique de l’intervention dans la recherche de solutions pour relever le défi du peuple congolais.

Au niveau des indicateurs de Développement en RDC :

Le développement durable en RDC est encore à être réalisé. Il existe pourtant un lien positif entre la réalisation du développement durable et le progrès dans le Développement Humain durable. L’absence de développement durable en RDC constitue donc un facteur inhibiteur au DH en ce qu’elle prive les Congolais de choix essentiels tels que celui de vivre dans un cadre de vie sain ou de jouir pleinement des richesses environnementales de ce beau pays ou encore d’exercer pleinement des droits et libertés fondamentaux. Il est plus que jamais urgent de mettre sur pieds une stratégie nationale de développement durable qui soit en accord avec les principes de DH durable en RDC. Cette stratégie devra révéler les défis de la durabilité de développement, notamment :

  • Elaborer une politique et une stratégie nationale de développement durable. À cet égard, élaborer des indicateurs du développement durable pour la RDC ;
  • Accroitre la production agricole afin de faire face à l’insécurité alimentaire ;
  • Accroitre l’accès à l’électricité afin de réduire la déforestation et la dégradation des forêts ;
  • Développer les modes de transport moins polluants pour éviter les maladies respiratoires et lutter contre le changement climatique ;
  • Renforcer la gestion durable des ressources environnementales ;
  • Mettre en œuvre une bonne politique de l’urbanisation et de l’habitat ;
  • Renforcer les compétences et les capacités de gouvernance du secteur ;
  • Mettre en application les différentes législations existantes dans le domaine de développement durable ;
  • Promouvoir une économie verte ;
  • Maitriser le facteur démographique ;
  • Promouvoir l’emploi des jeunes et l’autonomisation économique des femmes ;
  • Améliorer l’accès de la population urbaine et rurale aux services de base (eau potable améliorée, énergies renouvelables, éducation et santé).

La croissance inclusive en RDC est un processus qui doit permettre à la RDC :

  • D’offrir d’énormes possibilités de création d’emplois en vue de résorber le chômage des jeunes ;
  • D’engager la diversification économique et industrielle en impliquant une participation accrue du secteur privé dans le système productif national ;
  • De mettre en place un système de répartition des revenus favorable à l’économie nationale.

Le but ultime de la croissance inclusive pour permettre à la RDC de devenir un pays à DH très élevé en 2030 est celui d’améliorer durablement les conditions de vie des populations en pourvoyant la participation massive de celle-ci à l’effort productif du pays et au partage des dividendes de cette croissance, et ce, sans discrimination de genre, de sexe, d’âge et d’espace.

De l’état et la souveraineté :

La RDC a opté pour la décentralisation comme mode de gestion des affaires publiques instituant ainsi trois paliers de gouvernance : le gouvernement central, les provinces et les entités territoriales décentralisées que sont les villes, les communes, les secteurs et les chefferies. Sur ce, il faut établir et consolider l’autorité de l’État, la paix et la sécurité des personnes et de leurs biens.

Dans un premier temps, les efforts consisteront à mieux asseoir l’autorité de l’État en s’assurant du bon fonctionnement des corps constitués, en mettant un terme aux poches persistantes d’insécurité, en faisant respecter les lois de la République par tous (décideurs politiques, responsables de l’armée et de la police, hommes d’affaires, etc.) et en garantissant le respect des valeurs démocratiques et républicaines.

Pour ce faire, il faudra :

  • Renforcer les institutions (politiques et économiques) ;
  • Mettre en place une administration publique, une police et une armée républicaine efficaces et dévouées ;
  • Rendre effective la décentralisation. La consolidation de l’autorité de l’État sera à l’honneur dans le deuxième temps.

Il faudra respecter la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire et s’assurer de l’efficacité de leurs actions respectives sur fond d’une convergence de vues au nom de l’intérêt général.

En outre, il faudra mettre en place un dispositif efficace et concerté de lutte contre la corruption à tous les trois niveaux de pouvoir et de responsabilités en mettant en contribution la Cour des comptes et l’Inspection générale des finances.

Avec l’aide de Dieu, je garantie en plus, une solution pour un développement durable. Premièrement, je tiens à souligner que le tribalisme, la discrimination et la haine n’ont pas leurs places dans la résolution de la crise actuelle en RDC. Ainsi, il est impérieux que les acteurs à tous les niveaux puissent prendre conscience de ce défi en prônant sur la justice équitable où tous sont égaux devant la loi.

Sur ce, j’essaie d’identifier des couches sociales différentes d’intervention comme :

  1. L’Etat qui doit faire respecter la dignité humaine sans discrimination de race, de culture, de sexe, de classe sociale et de religion ;
  2. Les militaires, appelés à sécuriser le pays, la population et leurs biens ;
  3. Les chefs coutumiers qui doivent sensibiliser dans leurs territoires en semant l’esprit de cohabitation pacifique et invités à résoudre les problèmes des conflits ethniques ;
  4. Les opérateurs économiques qui doivent consacrer plus d’efforts à l’exportation en diminuant l’importation et la construction des usines avec comme impact la réduction du chômage ;
  5. Les leaders communautaires ou religieux qui ont pour mission d’écouter et d’enseigner l’amour dans nos communautés. En plus, les leaders communautaires sont d’une grande importance dans le secteur du développement communautaire en ce sens qu’ils peuvent faciliter l’intégration des actions de développement dans un milieu donné, et sur ce point il faudra distinguer les différents leaders :
  • Les leaders de fonction ;
  • Les leaders de position ;
  • Les leaders charismatiques.

Dans le but de consolider l’unité nationale mise en mal par des guerres successives et, d’autre part, à renforcer en mieux les intérêts de tous. Nous devons unir le peuple congolais pour former un seul peuple ; créer des centres d’impulsion et de développement à la base, constituant administrativement l’Etat congolais en 7 provinces dotées de la personnalité juridique et exerçant des compétences de proximité énumérées dans la nouvelle proposition constitutionnelle proposée par Mr Didier AMANI SANGARA.

Chaque province est autonome chapeautée par un Gouverneur et l’Assemblée provinciale constituée par les chefs coutumiers, les leaders économiques et leaders communautaires, dont toutes ses activités seront approuvées par les instances nationales appropriées, notamment le président de la République. Le gouvernement provincial doit verser la totalité des recettes au gouvernement central, qui à son tour rétrocédera à la province 60% pour un bon fonctionnement de la province.

La République Démocratique du Congo Uni reconnaît dès aujourd’hui seulement deux partis politiques :

  1. Le parti de l’Est ;
  2. Le parti de l’Ouest.

Ces deux partis politiques peuvent recevoir de l’Etat des subventions destinées à financer leurs campagnes électorales ou leurs activités, dans les conditions définies par la loi. Une loi organique détermine le statut de ces deux partis politiques.

Que vive la République Démocratique du Congo 

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